Un manque d’accès à l’information – comment le processus extractif affecte les femmes

ImageAprès une recherche qui a duré près de 100 ans, l’Ouganda a découvert des gisements de pétrole commercialement viables en 2006. Cette découverte a apporté avec elle la promesse de la prospérité et de la croissance – mais qu’en est-il des collectivités qui doivent déguerpir pour laisser la place à l’extraction du pétrole ?

Global Rights Alert, membre de PCQVP Ouganda, a examiné le processus récent de relocalisation et d’indemnisation qui a été mené dans le district d’Hoima où le gouvernement est en train de construire une raffinerie de pétrole. En particulier, GRA a examiné la dimension sexospécifique du processus de relocalisation. Leur rapport, Notre terre est notre banque, illustre la façon dont les femmes et les hommes sont touchés différemment par la relocalisation et les indemnisations de la communauté. GRA a constaté que bien que le plan gouvernemental d’action de relocalisation de Hoima était soucieux de l’égalité entre les sexes et conçu pour répondre à ces différences, sa mise en œuvre n’a pas réussi à refléter la rhétorique.

La relocalisation et les indemnisations constituent naturellement un moment difficile pour l’ensemble de la communauté. Toutefois, en raison des rôles et des pratiques existants selon les sexes et des pratiques s’agissant du régime foncier, ce sont les femmes qui sont les plus vulnérables aux changements.

Par exemple, alors que les femmes ougandaises utilisent la terre et en dépendent, elles n’en ont généralement pas la propriété légale. Lorsque cette terre est échangée contre une indemnisation, il devient donc très difficile pour les femmes de recevoir ce qui leur est dû. Les femmes ont de plus en plus de mal à s’adapter et à trouver de nouvelles possibilités de travail en raison des faibles niveaux de formation et d’éducation – leur mobilité est également restreinte et elles manquent d’exposition.

À Hoima, l’un des problèmes posés aux femmes en particulier était un manque d’accès à l’information. Elles estimaient qu’elles n’avaient pas reçu suffisamment d’informations appropriées sur le processus et que leur voix n’avait pas été entendue. GRA a recueilli le témoignage de femmes à Hoima, dont beaucoup craignent qu’elles ne soient pas traitées de façon équitable s’agissant de leur terre.

Le rapport vaut la peine d’être lu et illustre certaines des questions liées à l’égalité entre les sexes posées par le processus extractif. Il est crucial d’étudier et de communiquer les différentes façons selon lesquelles les femmes sont touchées par le secteur de l’extraction afin d’atténuer ces impacts. Comme Alice, l’une des habitantes à Hoima, qui a déclaré « si je savais où vit le président Museveni, j’irais lui rendre visite à pied pour expliquer mon problème et les problèmes des autres femmes ».

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